Le matriarcat


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À l'air du féminisme et du droit des femmes, nous souhaitons revenir sur ces civilisations qui ont accordé une grande place à la femme, plus particulièrement à la mère !


Dans les années 60, Cheikh Anta Diop, affirme avec conviction que les sociétés africaines étaient essentiellement matriarcales. Nous allons donc voir ensemble ces peuples qui ont su se développer dans différents domaines, sous le principe du matriarcat.


C'est parti !


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Dans la religion

La religion a toujours eu une place très importante au sein des civilisations africaines.

Ainsi on retrouve de nombreuses divinités féminines notamment la déesse « Africa », à qui on doit le nom du continent. Pline l’ancien, écrit dans un de ses ouvrages que " personne n’entreprend rien sans avoir, au préalable, évoqué Africa ".

On peut également parler d'Isis qui après avoir redonné la vie à Osiris, lui a également redonné sa virilité. En somme, la source de la virilité des hommes égyptiens sont les femmes.



Dans la politique

Bien que la personne représentant l'autorité reste principalement l'homme, sa désignation en revanche se fait souvent en lien avec sa mère. Chez les Ashantis par exemple, un fils de roi ne peut prétendre à la royauté, on se tournera vers les neveux de la mère. On parle alors de transmission matrilinéaire.


Chez les Kongos, notamment les Bakuba, le roi gouverne avec forte influence des femmes de sa famille.

On retrouve aussi cette domination au sein du royaume du Dahomey (Bénin) avec ses Amazones.

Chez les Mahorais, seule la femme possède la terre et les lois sont fondées sur le principe de la lignée utérine.



Dans les familles

Chez les KONGO les enfants appartiennent à la femme car nous avons la certitude que les enfants sont d'elle mais nous ne sommes jamais sûr pour le père. Dans certaines familles les grands mères privilégient les enfants de leurs filles car les enfants de leurs fils appartiennent à la famille de la femme.

Les frères de ces femmes doivent d'ailleurs plus s'occuper des enfants de leurs soeurs que leurs propres enfants.


Ce système protège la femme car les biens lui appartiennent et c'est elle qui gère le patrimoine, c’est aussi par elle que se transmet l’héritage.


Chez les Akans (Ghana, Côte d'ivoire, Togo, Bénin) le lien mère-enfant est une clef de voute pour toute relation sociale.



Dans la société

Au delà du cercle familial, la femme peut avoir un rôle important sur le champ social.

La matrone Peul, par exemple, est en charge de faire accoucher les femmes, en plus, de cette mission, elle fait aussi office de guérisseuse. Elle sert de médecin pour soigner les petits maux et effectue certains rites.


Des rôles qui sont traditionnellement transmis de génération en génération dans certaine culture comme chez les Sérères, une population d’Afrique de l’Ouest principalement présente au Sénégal.

Les femmes sont reconnues pour leur sagesse et à l’image de la matriarche, il est récurrent que les jeunes femmes ou même les hommes prennent conseil auprès d’elles.




Dans l'économie

Ainsi, à l’instar des femmes Touareg, les femmes de nombreuse société Africaine matriarcale se sont affranchies du rôle de mère et d'épouse. Elles ont tenues des rôles à haute responsabilité, notamment dans le business.


C'est le cas des Haoussa (Niger, Nigéria) qui grâce à leur reine-mère ont su développer une civilisation urbaine et commerçante. Le matriarcat a aussi réussi au peuple bantou (Afrique centrale) car ils ont su maîtriser le fer et l'or et ainsi bâtir des royaumes prospères et judicieusement administrés.

On peut également parler du peuple Lébou (Cap-vert) où les femmes jouent des rôles de premier ordre.




Dans l'armée

La Défense n'est pas un secteur uniquement réservé à l'homme puisque dans différents peuples africains la femme y a occupé une place prépondérante à l'exemple de la reine Nzinga du royaume Kongo, des Amazones du Dahomey pour ne citer qu'elles.

Ces femmes braves se sont battues jusqu'à leur dernier souffle pour l'émancipation de leur peuple, leur terre, leur culture. Certaines faisaient même preuve de plus de courage que les hommes à l'instar de Yaa Nana Asantewaa lors de la "guerre du Trône d'Or" opposant le royaume Ashanti à la couronne britannique. En effet, elle avait déclaré que si les hommes n'étaient pas prêts à faire la guerre, les femmes la feront !







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